MEGA INITIATIVE

Make Europe Great Again, Make Earth Great Again

Je rêve qu’un jour, face au retour des replis,
de la force brute et des vérités privatisées,
l’Europe, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni
se lèvent ensemble pour dire :
la démocratie n’est pas une faiblesse,
la vérité n’est pas négociable,
et le droit mérite d’être défendu.
#ihaveadream

DÉCLARATION MEGA — ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES

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Préambule de la Déclaration Mega

Je rêve qu’un jour, dans un monde fatigué par la peur et la confusion,
trois dirigeants se lèvent ensemble,
et parlent non pour flatter, non pour promettre l’impossible,
mais pour assumer.

Je rêve qu’un jour, à la tribune des Nations Unies,
on cesse de confondre prudence et immobilisme, neutralité et abdication, paix et impuissance.

Je rêve d’un discours qui dise clairement que la liberté n’est pas l’absence de règles,
que la démocratie ne survit pas sans vérité,
et que le droit, sans capacité, devient une prière sans effet.

Je rêve qu’un jour, l’Europe cesse de se définir par ce qu’elle craint,
et recommence à se définir par ce qu’elle ose protéger.
Je rêve d’un discours qui regarde le monde tel qu’il est,
sans naïveté, sans cynisme, et qui affirme que la force peut être contenue,
à condition d’être encadrée, assumée, et soumise au droit.

Je rêve d’un discours qui dise que l’innovation n’est pas la privatisation du monde,
que la technologie n’est pas une souveraineté,
et que la démocratie ne se loue pas à l’abonnement.
Je rêve d’un discours qui rappelle que sans faits communs,
il n’y a plus de majorité — seulement des tribus,
que sans méthode, la vérité se dissout en récits,
et que sans vérité, aucune société libre ne tient longtemps.

Je rêve d’un discours qui accepte enfin de payer le prix de la crédibilité :
renoncer aux ambiguïtés, aux privilèges paralysants,
aux conforts hérités d’un monde qui n’existe plus.
Je rêve d’un discours qui dise que
protéger la paix exige parfois de sanctuariser,
que décider n’est pas opprimer,
et que l’histoire ne pardonne pas l’impuissance.
Je rêve qu’un jour, ce discours soit prononcé.
En attendant, il est écrit.

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DÉCLARATION MEGA — ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES

Discours conjoint alterné – France / Allemagne / Royaume-Uni

[FR] — Ouverture : la dette envers l’avenir

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,
Avant de parler de puissance, d’institutions ou de sécurité, je veux parler d’une chose plus ancienne que nos traités : la responsabilité.
Antoine de Saint-Exupéry écrivait :
« Nous n’héritons pas de la Terre, nous l’empruntons à nos enfants. »
Ce n’est pas une formule. C’est un mandat.
Saint-Exupéry est mort en mission de guerre, au large de Marseille, dans le cockpit d’un P-38 américain.
Ce détail n’est pas anodin : il dit une vérité profonde.Notre histoire est faite de solidarités, de sacrifices partagés, de fidélités.
Nous ne sommes pas ici pour renier cette histoire.Nous sommes ici pour éviter qu’elle devienne une nostalgie impuissante.
Si nous parlons aujourd’hui à la première personne, ce n’est pas pour personnaliser ce moment.
C’est pour assumer.
Parce qu’un acte fondateur ne se délègue pas.

[DE] — Le droit n’est pas un luxe : c’est la paix

Cette enceinte existe pour une idée simple : que le droit contienne la force.
Mon pays sait ce que coûte l’effondrement des règles, lorsque la loi devient décorative et que la puissance se croit légitime par elle-même.
Nous savons qu’une société peut paraître stable, tout en étant dangereusement vulnérable.
Je le dis donc avec gravité :
Le droit international n’est pas un supplément moral.
Il est la condition pratique de la paix.

[UK] — L’impuissance détruit la légitimité

Les crises ne sont pas nouvelles.
Ce qui est nouveau, c’est la vitesse à laquelle elles se transforment en chaos lorsque les institutions deviennent incapables d’agir.
Quand une organisation ne peut plus décider, elle n’est pas seulement contournée : elle est désapprise.
Et quand le monde désapprend la règle, il réapprend la force.

[FR] — Menaces hybrides : la souveraineté est devenue systémique

Les menaces ne sont plus seulement militaires.
Elles sont économiques, technologiques, informationnelles.Elles passent par les paiements, les câbles, les satellites, les flux logistiques, les récits.
Un État peut aujourd’hui être vaincu sans capituler :
si ses infrastructures sont paralysées,
si ses flux sont coupés,si sa société est fracturée.
La souveraineté n’est plus sectorielle.
Elle est systémique.

[DE] — Lucidité allemande : l’industrie seule ne protège plus

Nous avons longtemps cru que la puissance industrielle suffisait à garantir la stabilité.
Nous avons appris — parfois trop tard — qu’une industrie sans souveraineté devient dépendance,
et qu’une dépendance peut devenir un levier de domination extérieure.
C’est pourquoi nous le disons clairement :
l’industrie doit être au service d’un projet politique, ou elle cesse de protéger.

[UK] — Notre ADN est la mer et le commerce, pas le repli

Soyons clairs : ce que nous proposons n’est pas un repli.
Le Royaume-Uni est une puissance maritime et commerciale.
Notre sécurité dépend des routes maritimes, des ports, des détroits, des câbles, de la fluidité des échanges.
Nous n’avons pas vocation à fermer le monde.
Nous avons vocation à empêcher qu’il se ferme par la coercition.

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[FR] — MEGA : l’acte fondateur

Nous annonçons aujourd’hui un acte politique : MEGA.
MEGA n’est pas un slogan.
MEGA est une architecture.
Make Europe Great Again.
Make Earth Great Again.
Une Europe capable pour un monde stable.

[DE] — Make Earth Great Again : sans sanction, pas de règle

Make Earth Great Again signifie refuser le retour à un monde où l’agression devient rentable.
Et je le dis avec la simplicité du droit :
sans sanction, il n’y a pas de règle juridique.
Il n’y a qu’un texte vide.
Les règles n’existent que si elles ont un prix.
Ce n’est pas de la vengeance.
C’est la condition de la stabilité.

[UK] — ONU : le veto ne peut pas être un permis de guerre

Le droit de veto fut conçu comme un mécanisme d’équilibre.Il devient trop souvent un mécanisme de paralysie.
Et je le dis en tant que chef de gouvernement d’un pays qui dispose de ce droit :
aucun privilège institutionnel n’est sacré s’il empêche la protection des peuples.
Nous proposons donc une règle claire :
le veto ne peut pas bloquer l’action internationale lorsqu’il s’agit de :
crimes de guerre,
crimes contre l’humanité,
agressions caractérisées contre un État souverain.
Lorsque le Conseil est paralysé, la légitimité doit revenir à l’Assemblée générale.
Et j’ajoute ceci :
ce que nous attendons de l’ONU, nous nous l’imposons à nous-mêmes.

[DE] — UE : la démocratie n’est pas l’immobilisme

Cette cohérence nous oblige.
L’unanimité permanente, sur les sujets vitaux, n’est pas une démocratie supérieure.
Elle peut devenir un droit de blocage qui met en danger la majorité.
Décider, ce n’est pas opprimer.
Décider, c’est assumer.

[FR] — Une Europe qui sanctuarise n’escalade pas : elle prévient

Make Europe Great Again ne signifie pas l’escalade.
Cela signifie la prévention.
La paix ne se maintient pas par incantation.
Elle se maintient parce que l’agression est dissuadée.
Et oui : sanctuariser notre territoire est une condition de liberté.

[FR] — MEGA est aussi social : revenir au libéralisme originel

MEGA n’est pas seulement une architecture stratégique.
Il est un projet politique — et donc un projet social.
Le libéralisme est né comme une doctrine de liberté et de dignité.Tocqueville l’avait compris : une démocratie ne tient pas uniquement par ses lois,mais par la vitalité de son lien social,
par la confiance entre les citoyens,par la capacité du plus grand nombre à se projeter dans l’avenir.
Sa dérive en ultra-libéralisme a concentré les richesses, fragilisé les classes moyennes, et nourri la peur.
Or une démocratie inquiète devient vulnérable.
Et une démocratie vulnérable devient manipulable.
MEGA corrige cette dérive :
la souveraineté que nous construisons doit produire de la croissance,
et cette croissance doit être partagée,
sans quoi il n’y a ni stabilité, ni liberté durable.

[DE] — Industrie allemande au service commun : sans accaparement

Je veux être explicite.
La puissance industrielle allemande sera mise au service de MEGA sans ambiguïté, et sans volonté d’accaparement national.
Nous mettons sur la table des mécanismes concrets :

  • programmes communs partagés,

  • chaînes de production distribuées entre États,

  • commandes pluriannuelles coordonnées,

  • stocks mutualisés,

  • et une règle simple : ce qui est vital doit être produit pour tous, pas capturé par un seul.

Notre industrie devient un instrument de souveraineté européenne — parce que sans souveraineté, l’industrie redevient dépendance.

[UK] — Atouts du Royaume-Uni au service de MEGA : mer, flux, espace, continuité

La sécurité européenne ne se joue pas uniquement sur terre.
Elle se joue sur les routes maritimes, les ports, les détroits, les câbles sous-marins, la logistique.
Elle se joue aussi dans l’espace :satellites, communications, navigation, observation, alerte.
Et nous avons déjà un atout majeur :
l’Europe spatiale — l’ESA et nos capacités communes — au service de notre souveraineté.
Dans ce cadre, le Royaume-Uni entre dans MEGA comme un pilier.
Nous mettons au service de ce projet :

  • notre puissance maritime : sécurité des routes, des ports et des flux,

  • nos capacités de projection, de coordination et d’interopérabilité,

  • notre vigilance sur la guerre hybride, le renseignement et la subversion,

  • et notre contribution à la continuité financière et normative.

Parce qu’un continent peut être paralysé sans invasion s’il est coupé du monde,et parce qu’un monde stable n’est pas un monde fermé :c’est un monde où le commerce est possible sans extorsion.

[FR] — Contre le retour des comptoirs-nations

Je veux ajouter un avertissement essentiel.
Nous ne voulons pas voir le retour des comptoirs-nations.
Un comptoir-nation, ce n’est pas seulement un territoire privé.
C’est un monde où la souveraineté est fragmentée en enclaves,où la citoyenneté devient un abonnement,
et où la loi se dissout dans des conditions d’utilisation.
Et pourtant, nous voyons déjà cette tentation à l’œuvre.
Lorsque des acteurs privés prétendent organiser la sécurité,l’identité numérique,
la monnaie,
l’espace public d’expression,
voire des territoires entiers,
en dehors de tout contrôle démocratique.
Quand l’accès à l’espace public dépend d’une plateforme,
quand une règle peut être modifiée unilatéralement,
quand un compte peut être suspendu sans recours effectif,alors ce n’est plus seulement un service :c’est une fonction régalienne qui a été privatisée.
Ce futur n’est pas le progrès.
C’est une régression déguisée en modernité.
Un retour à une logique d’extraction,
où quelques-uns s’émancipent de la règle communetandis que le plus grand nombre demeure exposé.
MEGA est aussi une réponse à cela :
nous affirmons que l’innovation doit servir la démocratie —jamais la remplacer.
Et que la souveraineté populaire ne sera pas remplacéepar la souveraineté du capital.

[DE] — Pluralisme des idées, unité des principes

Je veux éviter un malentendu.
MEGA n’est pas un projet de pensée unique.Une démocratie n’exige pas l’unanimité des opinions.
Elle exige l’accord sur quelques fondations :
la loi s’applique à tous,
la justice est indépendante,
l’élection est un contrat,
la dignité humaine est non négociable.
À l’intérieur de ce cadre, le pluralisme n’est pas un problème :
c’est une richesse.

[UK] — La liberté existe dans un cadre : Magna Carta, Lumières, responsabilité

Notre héritage européen porte une constante : la liberté est le pouvoir limité.
Au Royaume-Uni, cette idée a un symbole fondateur : la Magna Carta.Elle rappelle qu’aucune autorité n’est au-dessus de la loi,et que le pouvoir doit rendre des comptes.
Cette exigence traverse ensuite toute la pensée européenne.Avec les Lumières, elle devient une architecture complète :
la raison publique, le débat, la loi commune.
Et Montesquieu le formulera avec une clarté implacable :
séparer les pouvoirs,
pour empêcher la capture, l’arbitraire, la domination d’un seul.
De cette architecture découle une responsabilité :
la responsabilité d’exercer sa liberté sans détruire celle des autres,la responsabilité de la parole dans l’espace public,et la responsabilité du pouvoir de ne punir que ce qui est prouvé,
selon des règles connues, contrôlées, et indépendantes.
Car la liberté n’est pas l’impunité.Mais elle n’est pas non plus l’arbitraire.
La liberté est une architecture : elle protège les citoyens autant qu’elle limite l’État.

[FR] — Liberté d’expression : cadre, dignité, loi

La liberté d’expression est une condition de la démocratie.
Mais la liberté n’est pas le droit de nier la dignité d’autrui.
L’incitation à la haine n’est pas une opinion.
L’intimidation n’est pas un débat.
La justification de la violence par des discriminations raciales, de genre ou d’origine n’est pas une opinion : c’est un délit — parfois un crime.
La démocratie protège la critique, la satire, l’opposition.
Elle ne protège pas la déshumanisation.

[DE] — L’antisémitisme n’est pas une opinion

En tant qu’Allemands, nous le disons sans détour :l’antisémitisme n’est pas une opinion.
C’est une haine.Et la haine n’est pas un débat : c’est une arme.
Une démocratie ne survit pas si elle laisse prospérer ce qui vise à la détruire.

[UK] — Habeas corpus : la liberté n’est pas le chaos

Et nous ajoutons ceci : notre idée de la liberté n’est pas un slogan.
Elle vient d’une garantie : l’Habeas corpus.
Le principe qu’un État doit justifier ses actes, répondre devant le juge, être limité par la règle.
Voilà ce que signifie la liberté :
protéger le faible contre l’arbitraire du fort.

[FR] — Vérité commune : sans elle, pas de démocratie

Nous devons dire une vérité simple : la démocratie ne tient pas seulement par des urnes.
Elle tient par quelque chose de plus fragile : des faits communs.
Sans vérité commune, il n’y a plus de majorité :
seulement des tribus.

[UK] — Quand la vérité se privatise, la démocratie se vend

Et nous devons nommer un autre danger : la privatisation de l’espace public.
Quand l’espace du débat dépend d’infrastructures privées, la vérité peut devenir un produit.
Et quand la vérité devient un produit, la démocratie devient négociable.
Nous ne voulons pas d’un monde où la souveraineté populaire se dissout dans des plateformes.

[FR] — La science : méthode de paix dans le désaccord

Alors comment protéger la démocratie sans basculer dans la pensée unique ?
Par une idée très simple : la méthode.
La vérité n’est pas une croyance.Elle n’est pas ce qui arrange un camp.
Elle est ce qui résiste à nos préférences.
Il existe un goût du vrai — et il faut le cultiver.
Mais le goût du vrai ne suffit pas : il faut une discipline.
Et cette discipline, c’est la science : non comme idéologie, mais comme méthode du doute, de la preuve, de la correction.
La science est une méthode de paix dans le désaccord.

[DE] — Sans méthode, tout devient récit

Sans méthode, tout devient récit.
Et quand tout devient récit, le récit le plus violent gagne.
Une démocratie ne tombe pas seulement quand elle perd une élection.
Elle tombe quand elle perd la réalité.

[FR / DE / UK] — Vérité, science, démocratie

Sans vérité commune, il n’y a plus de majorité : seulement des tribus.Quand la vérité se privatise, la démocratie se vend.
La science n’est pas une opinion.Elle est une méthode de paix dans le désaccord.
Sans méthode, tout devient récit.
Et le récit le plus violent gagne.
Sans vérité commune, pas de démocratie stable.
Sans démocratie stable, pas de projet commun.
Sans projet commun, pas de MEGA.

[FR] — France : renoncer au confort de l’ambiguïté (dissuasion élargie)

Pour que ce discours soit crédible, il doit avoir un prix.
Le Royaume-Uni accepte de remettre en cause un privilège institutionnel mondial.
L’Allemagne renonce à l’illusion que l’industrie suffit et s’engage à la mettre au service commun.
Et la France, aujourd’hui, renonce au confort de l’ambiguïté.
Nous affirmons ceci, clairement :
la France est prête à faire évoluer sa posture et à étendre explicitement la protection de sa dissuasion à ses partenaires européens qui s’engagent dans cet acte politique commun.
C’est une décision grave.
Elle est prise avec lucidité.
Elle est prise pour une raison : la paix exige des garanties ultimes, lisibles et crédibles.
Et j’ajoute ceci, sans détour :
la France dispose elle aussi du droit de veto au Conseil de sécurité.
Et nous le disons avec la même exigence que celle que nous portons ici :
ce que nous demandons au monde, nous l’appliquons à nous-mêmes.

[DE] — Puissance et limite : ce qui nous distingue

Le droit a besoin d’un bouclier, et le bouclier a besoin du droit.
Notre projet unit les deux : capacité et légitimité.
Dissuasion et règle.
Puissance et limite.
Nous construisons une force pour éviter la guerre, pas pour l’imposer.

[UK] — Mer libre, flux sûrs : la sécurité est globale

La sécurité européenne ne se joue pas uniquement sur terre.
Elle se joue sur les routes maritimes, sur les détroits, sur les ports, sur les câbles, sur la logistique.
Nous protégerons les flux qui font vivre nos économies.
Parce qu’un continent peut être paralysé sans invasion — s’il est coupé du monde.

[UK] — Le monde lit nos délais : pas nos intentions

Nos adversaires ne lisent pas nos intentions.
Ils lisent nos délais.
Ils ne regardent pas nos principes.Ils regardent notre capacité à les traduire en actes.
Dans un monde dur, la lenteur devient un signal.

[FR] — CALENDRIER MEGA : 100 jours / 24 mois / 2030

Nous annonçons maintenant un calendrier.
Parce qu’une doctrine sans calendrier n’est qu’un discours.

[DE] — Principe de méthode : Noyau MEGA + cercles

MEGA avance par cercles.
Un Noyau MEGA, formé des États volontaires, décide vite sur l’essentiel :
sécurité collective, infrastructures critiques, protection des flux.
Les autres peuvent rejoindre dès qu’ils acceptent le contrat politique commun.
Personne n’est banni — mais personne ne peut bloquer la survie collective.
Ouverture, oui.
Paralysie, non.

[UK] — Phase 1 : 0–100 jours

Dans les cent premiers jours, nous entreprenons cinq actions :
Premièrement, nous créons le Noyau MEGA,
et nous adoptons la décision majoritaire interne sur la défense, l’énergie, le cyber et les infrastructures vitales.
Deuxièmement, nous lançons le Dividende de souveraineté :
toute commande stratégique est conditionnée à la transparence, au partage de valeur, à la formation et à l’emploi.
Troisièmement, nous menons un audit public des dépendances critiques:
paiements, cloud et données, semi-conducteurs, munitions, énergie.
Quatrièmement, nous engageons les premières commandes coordonnées sur les capacités vitales :
défense sol-air, drones, cybersécurité, protection des infrastructures.
Cinquièmement, aux Nations Unies, le Royaume-Uni et la France portent ensemble la limitation du veto pour les crimes majeurs et les agressions, et le renvoi à l’Assemblée générale lorsque le Conseil est paralysé.

[FR] — Phase 2 : 6–24 mois

Dans les vingt-quatre prochains mois, nous livrons des résultats visibles.
Nous lançons des commandes pluriannuelles :
munitions, défense aérienne, maintenance aérienne, cyber-défense.
Nous organisons une production distribuée et des stocks mutualisés, pour garantir la tenue dans la durée.
Nous déployons les premières infrastructures souveraines opérationnelles :
rails de paiement européens pour les administrations
et les entreprises critiques,
cloud stratégique,
cybersécurité renforcée.
Nous mettons en place une coalition de continuité avec le Canada et les partenaires indo-pacifiques :
sécurité maritime, protection des câbles, exercices cyber, protection des flux.
Et nous renforçons le contrôle démocratique :
audits réguliers, contrôle parlementaire, mécanismes anti-capture.

[DE] — Phase 3 : horizon 2030

À l’horizon 2030, nous visons une autonomie crédible.
Une capacité de tenir dans la durée,
une souveraineté industrielle réelle,
une résilience cyber et spatiale effective,
et une protection complète des infrastructures critiques.
Une Europe ouverte, mais robuste :
ouverte par cercles d’adhésion,
robuste face à la coercition et au chantage.
Et un ordre mondial soutenu par des règles enfin défendues,
parce qu’une règle sans capacité n’est qu’un vœu.

[UK] — Neutralisation des blocages : pas exclusion, résilience

Je veux le dire clairement :neutraliser les blocages n’est pas un acte d’autoritarisme.
C’est l’inverse.
C’est la protection des peuples.
Nous ne combattons pas les dérives illibérales en censurant les citoyens.
Nous les combattons en supprimant les conditionsqui leur donnent prise :
la peur sociale, l’impuissance, la perte de confiance.
Et si un gouvernement choisit de violer les règles fondamentales —
élections libres, justice indépendante, dignité humaine —
alors il ne sera pas exclu :
il s’en exclura lui-même.

[FR] — Europe ouverte : un acte politique

Nous le répétons :
l’Europe n’est pas une géographie.
L’Europe est un acte politique.
Et cet acte s’ouvre :
à ceux qui veulent construire,
à ceux qui veulent défendre le droit,
à ceux qui choisissent un avenir commun
plutôt que la fragmentation.

[DE] — Dernière mise en garde : la contre-philosophie des Lumières

Nous devons être lucides :
une contre-philosophie progresse.
Elle méprise l’égalité.
Elle méprise la vérité.
Elle traite la démocratie comme une faiblesse à corriger.
Nous affirmons l’inverse :
la démocratie est notre invention la plus exigeante.
Et elle ne survivra que si nous la défendons
dans la cohésion sociale,
dans la vérité,
et dans l’État de droit.

[FR / DE / UK] — MEGA face aux replis impériaux

Soyons clairs :
MEGA n’est pas né dans le vide.
Il est une réponse à un mouvement mondial
qui prône le retour à la loi du plus fort,
la fragmentation des alliances,
le repli identitaire,
et la substitution du droit par la force.
Ce mouvement prend des noms différents selon les pays.
Il se présente parfois comme un retour à la grandeur.
Il promet la protection par l’isolement
et la souveraineté par la domination.
Nous affirmons l’inverse.
La grandeur ne naît pas du repli,
mais de la capacité à coopérer sans se dissoudre.
La souveraineté ne se défend pas en détruisant les règles,
mais en les rendant applicables.
Et la protection des peuples ne passe pas par la peur de l’autre,
mais par la solidité du commun.
MEGA est une réponse à ces replis.
Non contre un pays.
Non contre un peuple.
Mais contre une vision du monde
où la force remplace le droit
et où la démocratie devient un obstacle à contourner.

[UK] — Clôture : promesse simple

Nous ne promettons pas que ce sera facile.
Nous promettons que ce sera fait.
Parce que l’avenir n’attend pas l’unanimité.
Et parce que l’histoire ne pardonne pas l’impuissance.

[FR] — Conclusion : retour à Saint-Exupéry

Nous terminons là où nous avons commencé.
Nous n’héritons pas de la Terre.
Nous l’empruntons à nos enfants.
Alors nous faisons ce que notre époque exige :
nous cessons d’être naïfs, sans devenir cyniques.
Nous devenons capables.
MEGA.
Make Europe Great Again.
Make Earth Great Again.

[DE] — Conclusion : puissance sous contrôle

La force que nous construisons n’est pas un impérialisme.
C’est une discipline de survie.
Le pouvoir limité.
Le droit protégé.
La dignité non négociable.
Make Europe Great Again.
Make Earth Great Again.

[UK] — Conclusion : mer libre, monde vivable

Un monde vivable est un monde
où les flux restent libres,
où les règles tiennent,
où la vérité ne se vend pas.
Make Europe Great Again.
Make Earth Great Again.

Nous vous remercions.

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DÉCLARATION MEGA — ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES - suite-

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